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Bond de 32 % des achats au début du confinement

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Les effets du début du confinement se manifestent dans le bilan des quantités de pommes de terre fraîches achetées par les ménages au cours de la période du 24 février au 22 mars : on enregistre un bond de 32 % par rapport à l’année précédente sur la même période (panel Kantar et CNIPT). En effet, de nombreux achats ont été réalisés dès le 17 mars, mais également les jours qui ont précédé, par anticipation. La fermeture des écoles et des restaurants a grandement contribué à cette croissance des achats à cause de la hausse des repas pris à domicile.

La croissance des achats en volume est de + 32 % sur un an pendant cette période sur le total circuit généraliste (+ 33 % en comparaison avec la moyenne des 5 précédentes années sur la même période) et de + 33 % en GMS. Les acheteurs ont été plus nombreux sur cette période (+ 15 %) avec un panier moyen qui a monté en flèche (+ 8,4 % en volume).

L’ensemble des circuits de la grande distribution a bénéficié de cet engouement. La croissance la plus forte, avec + 95 %, est observée dans le commerce online (drive et livraisons à domicile) : les clients évitent au maximum les contacts. La croissance des achats est également forte dans les supermarchés, avec + 56 %, qui profitent de leur accessibilité et de leur taille humaine, mais également dans les commerces de proximité (+ 26 %), et les hypermarchés avec + 27 %. Un transfert des flux de clientèle est observé pendant cette période de confinement, des hypermarchés vers les supermarchés et les magasins de proximité. Celui-ci devrait se refléter encore plus sur la prochaine période de référence.

Transition vers l’offre de primeurs, plus qualitatives

Tous les formats de produits commercialisés ont connu une croissance des achats à deux chiffres, excepté le format de moins de 1 kg, en recul de 8 %.

Le prix moyen des pommes de terre achetées en GMS a légèrement diminué sur la période, de – 3 %, à 1,07 €/kg. Si des hausses de prix de la pomme de terre fraîche sont relevées depuis début avril dans le commerce et sont relayées sur les réseaux sociaux, c’est dû à l’arrivée en rayon des pommes de terre de primeur. Cultivées sous abris, récoltées manuellement et commercialisées sans stockage, ces primeurs sont forcément plus chères que les références de conservation.